Boosté par l’État et les constructeurs eux-mêmes, le marché des véhicules électriques s’apprête à connaître une forte croissante dans les prochaines années. En tant que principale source d’alimentation, les Infrastructures de Recharge des Véhicules Électriques (IRVE) vont elles aussi connaître un essor important. Un marché intéressant qui nécessite toutefois quelques accréditations et qualifications spécifiques.

 

Dès 2040, les véhicules diesel seront définitivement bannis de nos routes.
La disparition de ces véhicules polluants est censée marquer l’essor des véhicules propres et notamment des véhicules électriques ou hybrides rechargeables.

Près d’un français sur deux envisage de passer à moyen terme au tout électrique.
Plus de 100 000 véhicules et près de 20 000 points de charge sont déjà recensés à ce jour.

Avec le développement du marché, les Infrastructures de Recharge pour Véhicules

Électriques (IRVE) vont se multiplier sur l’ensemble du territoire et devenir par la même occasion une véritable opportunité de marché pour les professionnels électriciens.

 

IRVE : pas d’installation sans qualification

Selon le décret 2017-26 paru en janvier 2017, installer des IRVE exige, depuis le 14 juillet 2017, d’être formé et qualifié par un organisme accrédité. Ainsi, les électriciens qui souhaitent se lancer sur ce marché doivent en plus d’une qualification spécifique, obtenir la mention IRVE.

Il faut, en effet, des compétences pour installer et concevoir les infrastructures : configuration du site, puissance appelée et capacité des armoires électriques, paramètres de raccordement au réseau, etc.

 

La « Mention IRVE » apparaît donc comme un « Sésame pour installer ».

Elle s’obtient en association à l’une des qualifications suivantes :

  • Installations électriques – Logement-Commerce-Petit-Tertiaire
  • Installations électriques – Moyen-Gros-Tertiaire-Industrie
  • Installations électriques – Indices E1, E2, E3, EC
  • Éclairage Public
  • Branchements & Réseaux
  • Solaire photovoltaïque

 

La mention IRVE est attachée à la durée de validité de la qualification.

Elle est valable 4 ans au maximum avec un contrôle annuel.

Une mention probatoire IRVE peut être obtenue. Elle est valable 24 mois (non renouvelable) et donne aux professionnels le temps de réaliser des chantiers de référence nécessaires à l’obtention de la mention définitive. (Deux références sont demandées. Le formateur est susceptible d’appeler les maîtres d’ouvrage pour valider la qualité des réalisations).

 

Le processus de qualification est entièrement dématérialisé.

L’examen documentaire (technique et administratif) est réalisé par des instructeurs qualifiés et l’avis de conformité est délivré par un comité de qualification.

Afin d’être au plus proche des besoins, l’AFNOR a réuni des fabricants de bornes, des experts en électricité, des bureaux d’études et des opérateurs de la mobilité. Ces réunions de travail ont permis d’établir les critères de qualification mais aussi de se projeter sur les évolutions technologiques, comme la communication “intelligente” entre les bornes, permettant, par exemple, de moduler la puissance de charge en fonction du nombre de véhicules branchés.

A l’avenir, le besoin de déploiement de bornes plus puissantes permettant des charges rapides nécessitera certainement la transformation de la mention IRVE en une qualification complète.

 

Pour obtenir plus d’informations sur les formations et sur leur contenu vous pouvez consulter le site de l’AFNOR : https://certification.afnor.org/energie/qualification-installation-irve